samedi 19 mai 2007

Giro, première semaine

Après sept jours de course, on peut d'ores et déjà porter un regard sur les performances des 24 coureurs espagnols présents au départ de la course en Sardaigne.

Les trois équipes espagnoles ont entamé l'épreuve discrètement, sur le contre-le-montre par équipes de La Maddalena. La Caisse d'Epargne (9e) et Saunier Duval (10e), sans être flamboyantes, ont fait en sorte de limiter les dégâts pour leurs leaders respectifs, Arroyo et Simoni. Il ne fallait pas en attendre autant d'Euskaltel, jamais à l'aise dans l'exercice et modeste 21e à l'arrivée. Quant à Patxi Vila et Chechu Rubiera, ils se sont montrés parmi les plus à l'aise de leurs équipes respectives et ont achevé le parcours respectivement en seconde et première position de leurs formations.

L'autre grand rendez-vous en cette première semaine pour les favoris a été l'ascension, mercredi, du Montevergine di Mercogliano. La plupart des favoris, Di Luca en tête, sont entrés dans le vif du sujet. Et il s'est confirmé, sur cette ascension roulante, que David Arroyo allait probablement être le meilleur Espagnol du Giro. Il termine sur les talons des premiers, à la 8e place. Vila, lieutenant de Cunego (17e), Galparsoro (23e), Rubiera (26e), Perez Arrieta (30e) et Mayo (32e) se placent également à moins d'une minute du vainqueur du jour.

L'application d'Arroyo dans la semaine inaugurale du premier grand Tour qu'il dispute en tant que leader s'est manifestée dès dimanche à Bosa. Au terme d'un final d'étape difficile, il se classe 13e du sprint. Il est devancé dans celui-ci par la plus grande satisfaction espagnole jusqu'alors sur les routes italiennes, son coéquipier José Joaquin Rojas. 7e à Bosa dimanche, 9e à Cagliari lundi, 11e à Frascati jeudi, il fait preuve d'une magnifique régularité, n'étant jamais absent de l'emballage final. Après cette prise de marque réussie pour sa première course de trois semaines, sa confiance s'est accrue et c'est ainsi qu'il parvient à se classer 5e du sprint du peloton vendredi à Spoleto (12e de l'étape). Il réédite sa performance samedi à Scarperia, mais cette fois-ci pour une vraie 5e place. Cet excellent début laisse présager du meilleur et peut donner l'espoir d'un podium dans les jours qui viennent.

Perez Arrieta, 11e à Cagliari, Koldo Fernandez, 13e à Frascati et 10e sur le circuit du Mugello, ou encore Aitor Hernandez, 12e à Spoleto, ont eux aussi épisodiquement pris part aux sprints. Là où le contingent espagnol s'est montré quelque peu défaillant, c'est dans l'animation de la course. Dans les traditionnelles échappées qui ont ouvert la route en cette première semaine, seuls deux hommes d'Euskaltel ont réussi à se glisser : Markel Irizar, repris avec Brutt et Krivtsov au pied du Montevergine et Beñat Albizuri, qui accompagnait samedi Bertogliati, Patanchon et Aggiano.

Après les deux prochaines étapes, celles de Firano Modenese et Lido di Camaiore, favorables au sprinteurs, l'ascension du Sanctuaire Nostra Signora della Guardia annoncera le début réel des grandes hostilités, qui seront lancées dès le jeudi avec l'arrivée dans les Alpes, à Briançon. Une deuxième semaine que ne verra pas Joan Horrach, non-partant jeudi matin en raison de sa chute de la veille, la seule perte à déplorer dans les rangs hispaniques.

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